Rappel : convergence en gare de Lus-la-Croix-Haute samedi 14 octobre !

Publié le par Convergence Nationale Rail

Nous relayons ce

Communiqué du Collectif de l’étoile ferroviaire de Veynes

 

Le 10 octobre 2017

 

Après le Traintamarre à Lus-la-Croix-Haute en 2014, après le Très grand traintamarre en décembre 2016 dans toutes les gares de l’étoile ferroviaire de Veynes, après le Très grave traintamarre à Veynes en juin dernier, le collectif de l’étoile ferroviaire n’en a pas… marre ! Nous récidiverons donc samedi 14 octobre à 14h30 en convergeant depuis toutes les branches de l’étoile jusqu’à la gare de Lus-la-Croix-Haute.

 

Aggravation volontaire

 

Encore ? Malheureusement, oui. C’est que malgré les annonces volontiers rassurantes mais toujours floues des autorités, malgré une fréquentation qui se maintient à 1000 voyageurs par jour en dépit d’une progressive dégradation du service, malgré la mobilisation des usagers, des cheminots et des élus locaux, la ligne Grenoble-Gap se rapproche pour l’instant d’une mort à moyen terme. D’une part SNCF Réseau s’apprête à fermer le croisement en gare de Lus, en aggravant volontairement les problèmes de circulation sur une ligne déjà malade d’être sous entretenue. Au risque de faire perdre patience aux usagers jusqu’ici fidèles. D’autre part, tout en affirmant la main sur le cœur vouloir « sauver » la ligne, l’État et les deux Régions concernées se renvoient la patate chaude pour savoir qui déboursera les 50 millions nécessaires pour éviter la fermeture de la voie d’ici quelques années. En attendant, pas un seul centime n’a été budgété par ces autorités.

 

Conséquences évitables

 

Conséquence du défaut d’entretien : à partir de la fin de l’année, les trains mettront 8 minutes de plus pour faire Grenoble-Gap (7 % d’augmentation du temps de parcours) et, ce rallongement entraînant des impossibilités de croisement, deux trajets quotidiens entre Clelles et Gap seront supprimés. Dans le silence le plus complet de la SNCF et des Régions organisatrices, le cahier des charges pour lequel paient les contribuables ne sera donc plus rempli. Le paradoxe, c’est que si SNCF Réseau autorisait le croisement des trains en gare de Lus, ces deux trains pourraient peut-être continuer de rouler. En effet, le jeu des reports de croisements vers des gares et des horaires différents permettrait plus de souplesse dans la gestion du trafic*. Mais l’entreprise responsable du réseau préfère tirer sur l’ambulance.

 

Des mois de lutte à venir

 

C’est pourquoi solennellement aujourd’hui nous promettons encore plein de petits et grands Traintamarres de toutes sortes pour les mois à venir afin de nous opposer fermement à l’inertie financière des autorités et au démantèlement progressif de la ligne opéré par la SNCF. Mais sans attendre nous allons nous faire entendre et nous organiser, ce samedi.

 

Au programme :

 

13h38 – 14h21 : descente des trains en musique, en bruit et en colère joyeuse ;

14h31 : cours sur le fonctionnement du croisement et les conséquences de sa fermeture ;

14h57 : assemblée générale de lutte : point d’informations partagées et lancement des actions à venir ;

15h32 : bureau de recrutement pour des postes de chefs ou cheffes de gare à Lus-la-Croix-Haute, métier d’avenir !

 

Ensemble, cheminots et usagers pas encore usagés, nous resterons mobilisés tant qu’il faudra car nous l’avons bien compris : c’est à nous de leur faire préférer le train !

 

 

Contact :

Franck Boyer – 07 89 36 13 05

Lionel Perrin – 07 81 87 81 14

 

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