Pour une Petite Ceinture ferroviaire

Publié le par Convergence Nationale Rail

Pour une Petite Ceinture ferroviaire

Pour la réouverture ferroviaire de la Petite Ceinture

 

Suite à la parution dans la presse de divers articles sur la Petite Ceinture ferroviaire, notamment relatifs à un projet de protocole entre la Ville de Paris et la SNCF, notre association Convergence Nationale Rail s’interroge sur les véritables intentions des protagonistes.

Cette infrastructure, capitale pour la région IDF il faut le rappeler, fait partie du réseau ferré national.

Au moment où les pics de pollution sont particulièrement nombreux sur l’IDF, le protocole envisagé pour permettre aux Parisiens de se promener sur la Petite Ceinture ferroviaire est dérisoire pour la santé publique et ridicule aux regards des enjeux.

Laisser penser qu’il suffit de transformer la Petite Ceinture en promenade pour améliorer la qualité de l’air pendant que des milliers de camions par jour continuent de polluer sur le périphérique serait une supercherie. Que l’on regarde comment, par exemple, l’ouverture à la concurrence du fret ferroviaire, si chère au président de la SNCF, a conduit au transfert sur la route de plusieurs millions de camions fauteurs de pollution. 

Les expériences sur certains tronçons « privatisés » de la Petite Ceinture sont édifiantes et vont à l’encontre de la biodiversité. De plus, elles peuvent avoir un caractère irréversible pour certaines et vont à contrecourant du maintien et de la réouverture aux circulations ferroviaires.

Alors que la Ville de Paris prévoit des centres logistiques urbains pour acheminer les marchandises sur le dernier kilomètre par des moyens non polluants, se passer de la Petite Ceinture ferroviaire reviendrait à annihiler cette perspective avec l’acheminement vers ces centres par les axes routiers saturés, responsables d’au moins 40% des émissions toxiques.

Pour Convergence Nationale Rail, des solutions existent pour transporter à la fois des voyageurs-usagers et des marchandises sur la Petite Ceinture par des moyens techniques modernes non polluants, non bruyants, pouvant s’intégrer dans le milieu urbain, et permettant par ailleurs de « désaturer » certains transports publics.

À l’aube de rendez-vous comme la COP 21, voire les JO ou l’Exposition Universelle, le protocole soumis au vote lors du Conseil de Paris le 13 avril prochain doit être plus ambitieux en prenant en compte la réouverture ferroviaire de la Petite Ceinture.  

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